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« C’est par le mouvement qu’on s’approprie sa propre vie. Par la liberté d’aller, de venir, d’avoir des gestes d’amour, de colère, peu importe. Quand on est privé de mouvement comme je le suis, si on veut survivre, il faut ré-inventer le mouvement autrement. »
Benoît Labaye
L’exploration de la pensée d’un homme condamné par la maladie à rester immobile, dans une chaise roulante. D’abord retenue par les gestes quotidiens, nous observons les différents personnages cloisonner dans un cadre à l’écran et répétant inlassablement un même mouvement d’une banalité journalière. Jusqu’à ce que l’un deux quitte sa prison pour se retrouver dans un espace sans limite. La musique s’emballe et avec elle, une véritable chorégraphie nous surprend par sa complexité : chaque geste est réalisé par un personnage différent. Le mouvement se libère encore et les corps se déforment, jusqu’à ce que cette énergie les quittent totalement, libre de toute enveloppe… La voix de Benoît Labaye clôt cette envolée en énonçant les possibilités de l’immobilité, les explorations internes auxquelles elle oblige ou qu’elle permet.
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